Lorsque le Jeu ouvre la porte du Je

LORSQUE LE JEU OUVRE LA PORTE DU JE ®
Maryline BULTEL-DELOISON

 

« (…) on n'a pas la preuve du moment de la naissance du jeu, mais qu'on a l'intuition anthropologique que finalement, dès que l'homme a été en situation de compter, il a pu jouer et il a dû jouer, parce que ça correspond à un réflexe, non pas seulement de dérivatif pour s'occuper, mais aussi certainement divinatoire. On peut penser que dès que le jeu existe, il est lié à la divination, et on peut penser également que l'idée divinatoire est presque consubstantielle à l'humanité. Donc sans aller jusqu'à dire qu'à l'aube de l'humanité on jouait déjà, on peut sans doute supposer que dès que le système de chiffres et de comptabilité est au point dans l'esprit des hommes, on a commencé à jouer aux jeux de type jeux de plateau, jeux à règles. On place donc ce basculement à peu près au moment des civilisations dites néolithiques, lors de l'organisation de sédentarisation : l'échelle chronologique est donc très diverse, selon qu'on est au Proche-Orient ou en occident (…) »

(Histoire et origines des jeux : Isabelle Bardiès-Fronty, conservateur en chef au musée de Cluny)

 

Si je vous parle de cette tranche d’histoire c’est par ce que la divination à longtemps fleureter avec le jeu, l’un n’allant pas sans l’autre. De nos jours nous conservons encore un lien entre jeu et divination avec les jeux de cartes, et plus particulièrement de tarots, mais dans l’antiquité les jeux divinatoires étaient bien plus diversifiés, et leurs formes variaient énormément. Le moyen âge sera la période la plus creuse pour les jeux de société, qui étaient perçus comme des activités oisives et donc condamner par l’église, même si les échecs et les dames semblent être passés au travers des mailles du filet. Au tournant du Xe siècle et un peu plus tard, les jeux vont être vu d’un mauvais œil que ce soit par les rois ou bien par les religions pour d’autres raisons plus terre à terre. Ces derniers faisaient l’objet de nombreux paris avec à la clé parfois de grosse somme d’argent.

Au fil du temps, l’intérêt pour le jeu a connu de multiples vicissitudes. Il faudra attendre le XXème siècle pour que des auteurs différents, tant des écrivains ou des philosophes, que des collègues de la psychologie évolutive, consacrent leur attention au jeu. En psychologie évolutive, l'accent est mis sur l'importance du jeu pour le développement de l'enfant.

Il existe plusieurs raisons pour laquelle l'Homme joue et celles-ci se définissent particulièrement durant son enfance.

L’enfant et le JEU

Pour l’enfant, le jeu contribue à façonner son identité par la créativité. Jouer, c'est explorer le monde extérieur, c'est aussi avoir l’occasion de décider. C’est le lieu des expériences uniques, un espace d’innovation et de création.

Le jeu permet alors la maîtrise et le dépassement de soi, l'expression de sa singularité, par la création de symboles originaux, et par la différenciation d'avec l'autre à travers les identifications et les projections.

Comme le dit le philosophe et spécialiste des sciences du jeu, Jacques Henriot : "Pour jouer, il faut être à distance de soi, prendre conscience de soi, à la fois dans ce qu'on est, et dans ce que l'on veut être".

Dans notre société occidentale, nous avons tendance à opposer jeu et travail, or, l'essence même du travail est dans le jeu. Winnicott (psychiatre britannique) a largement développé cette question. C'est du jeu que naît la capacité de créer, c'est par le jeu que l'enfant se découvre et se constitue, c'est par le jeu que se trouvent expérimentés presque tous les préalables des apprentissages cognitifs ultérieurs. Un enfant qui n'a pas assez joué rencontre des difficultés à apprendre car tous les fondements de la vie symbolique et sociale sont dans le jeu.

Jean Piaget (biologiste et psychologue suisse) nous a montré que le jeu est en interdépendance avec les structures cognitives. Il est un moyen de s’affirmer, d’expérimenter et de maîtriser les connaissances et les savoir-faire, d’intégrer la pensée à l’action. Les capacités qu’ouvre le jeu sont indispensables à toute activité d’apprentissage et de compréhension. Tout en jouant l’enfant accède au raisonnement. Il apprend aussi que le ratage est une condition de la réussite. Le jeu apprend à réussir et à perdre, à supporter les échecs, à les faire fructifier…

Le jeu aide à considérer les situations de la vie à partir d’autres perspectives et à retrouver un zeste de spontanéité. 

Depuis une dizaine d’années, le jeu a étendu son territoire hors des magasins de jouets et de jeux, et des chambres d’enfants, pour s’introduire dans le monde si sérieux des adultes. Ceux-ci aussi ont besoin de jouer. Ils apprécient de plus en plus sa dimension de dépassement et oubli de soi.

On entend même dire que ceux qui jouent réussissent mieux, et que cela fait partie du secret des créatifs.

Qui prend l’existence trop au sérieux… ne se prive-t-il pas du pouvoir de la modifier ?

La sagesse du JEU

Le jeu de développement personnel et de connaissance de soi, qu’on trouve sous diverses formes (cartes-tarots, coffrets, jeux de plateau), est tout simplement un facteur de prise de conscience et d’éveil.

Il procure, non seulement le plaisir du divertissement, des émotions, mais aussi l’opportunité d’exprimer divers aspects de notre personnalité. Il nous place dans des situations inhabituelles et parfois déroutantes.

Une carte tirée au hasard nous amène à découvrir une nouvelle voie d’exploration et évaluer son cortège de conséquences. 
C’est, également, l’art de donner la parole à l’intuition, à l’inconscient afin de faire émerger toutes sortes de valeurs et de qualités.

Le temps du jeu devient alors une parenthèse magnifique durant laquelle on peut exprimer ses ressources personnelles, rêver, mettre en scène tous les possibles, lâcher prise, explorer et libérer sa véritable personnalité.

Il est, également, frappant de voir à quel point les tarots et les jeux ont la capacité de faire émerger quelque chose de totalement personnel, qui appartient à la trame de notre vie, qui est au cœur même de nos préoccupations à l’instant où s’effectue le tirage. Quelque chose vibre immédiatement dans notre mémoire émotionnelle, dans notre vie psychique et l’exploration des eaux profondes de notre psyché nous révèle des pièces du véritable puzzle qu’est notre identité. Les cartes expriment alors un éventail d’archétypes agissant comme un miroir de nos états intérieurs et deviennent un outil de dialogue intérieur. A partir d’une question vitale pour nous, de l’éclairage d’aspects divers d’une situation donnée, elles suggèrent des étapes de transformation. Elles pointent certaines qualités, talents et dons que nous pouvons cultiver ou des obstacles à éviter. Elles nous apprennent à rechercher en soi, dans une démarche de créativité, des réponses vivantes et inspirées. Et tandis que notre intuition est stimulée, notre réflexion peut se déployer, peut circuler. Nous voici, alors, poussés à nous rapprocher des réalités de l’âme, de notre essence.

Et dans ce calme intérieur retrouvé, nous pouvons alors développer une qualité de présence à soi et au monde.


Jeu de la transformation

 

Stage deux jours : « Lorsque le jeu ouvre la porte du je : transformer votre vie par le jeu »

Ce jeu de plateau permet d’explorer des questions vitales, de découvrir des aspects de nous-même. C’est un catalyseur de changement.

C’est une voie à la fois ludique et profonde pour transformer des aspects essentiels de la vie. Ce qui est touché va bien bien au-delà de la recherche de solutions instantanées de bonheur ou de désirs de réussite professionnelle.

Ce dont il est question, c’est de savoir-être, de conscience, d’intégration et d’engagement à travers des actes à accomplir rapidement, dès la fin du jeu.

A qui s’adresse le jeu ?

Les personnes qui apprécient le Jeu de la Transformation sont généralement des personnes nourrissant un intérêt pour les pratiques psychocorporelles, la spiritualité au sens large du terme, les alternatives de société et les médecines douces. Engagées, actives, ouvertes aux autres, en quête d’évolution et d’authenticité, elles trouvent des ressources sans cesse renouvelées grâce à la pratique du jeu.

Quels domaines pouvez-vous travailler avec ce jeu ?

-          Clarifier d’importants défis personnels.

-          Comprendre des habitudes ou des comportements personnels non-productifs.

-          Vaincre l’anxiété et la dépression

-          Dévoiler, explorer et laisser entrer de nouvelles possibilités dans votre vie.

-          Résoudre des conflits interpersonnels.

-          Acquérir une plus grande compréhension intuitive de vous-même et des autres.

-          Accomplir des transitions – changements au niveau santé, carrière, mariage, relations.

-          Incorporer plus de détente et de tranquillité d’esprit dans la vie de tous les jours.

-          Supprimer des blocages à la spontanéité, à la réussite et à la réalisation de soi.

L’interaction entre les joueurs représente une dimension importante et fructueuse. 

Il n’y a pas de compétition entre les joueurs. Les différentes questions qu’approfondissent les joueurs se complètent et s’enrichissent mutuellement.

Dans la version de groupe, ceci est amplifié, car les intentions de jeu se partagent à plusieurs. Les questions personnelles se révèlent être aussi des questions collectives et planétaires !

Hélène Von Burg, créatrice du Jeu de la Transformation ® nous dit…"Le jeu, c'est l'enfant en moi : En jouant, l'enfant en nous se révèle avec ses qualités de plaisir, de pétillance, d'enthousiasme et cela permet de casser l'ordre des choses parfois trop raisonnable. La vie est un jeu : Qu'est-ce que je suis venu jouer ici, sur terre ? Qu'est-ce que nous vivons ici par rapport à l'immensité du macrocosme ?"

En individuel

Ce qui s'échange en groupe se fait aussi en individuel, non plus sous cette forme, mais avec différents jeux de cartes selon la problématique !
L'accompagnement individuel peut se pratiquer par téléphone pour les personnes éloignées. 

Je tiens également à préciser que l’utilisation de ces jeux reflète, à l’instant de la consultation, une problématique jusque-là inconsciente, et qu’il ne se relève, en aucun cas, d’une quelconque divination…